Chelsea s’est imposé en finale de la Ligue Europa 2-1 face à Benfica ce mercredi 15 mai à l'ArenA d'Amsterdam, grâce à un but marqué dans les arrêts de jeu. Un an après son succès en Ligue des champions, Chelsea devient la quatrième équipe en Europe à avoir remporté tous les trophées européens, après la Juventus de Turin, l'Ajax Amsterdam et le Bayern de Munich. Belle revanche pour son entraineur Rafael Benitez tant décrié cette saison et peut-être sur le départ...
La joie immense des Anglais et la cruelle déception des Portugais ont écrasé d’un même poids l'ArenA d'Amsterdam, au coup de sifflet final d’une rencontre qui a offert un épilogue à couper le souffle.
Les Lisboètes, qui avaient globalement mieux joué, ont payé cash une petite erreur d’inattention dans les ultimes secondes du match. C’est la loi des compétitions de haut niveau. Et Chelsea et Benfica disputaient ce soir une finale pour un trophée historique.
C’est Chelsea qui a été sacré, en devenant le premier club en Europe à détenir simultanément les deux titres, celui de la Ligue Europa et celui de la Ligue des champions, jusqu’au 25 mai prochain.
Benfica dominateur sans se créer des occasions
La première période est sans conteste dominée largement par les Lusitaniens. Ils ont la maitrise du ballon et exercent une pression continue dans la moitié du terrain des Anglais.
En l'absence de trois joueurs importants - Eden Hazard, Demba Ba et le capitaine, John Terry - les Blues ont du mal à se retrouver et semblent désorientés. Heureusement pour eux, les Portugais manquent de précision dans leurs derniers gestes et ne parviennent pas à menacer sérieusement les buts de Cech.
Contre toute attente, ce sera même Chelsea qui s’offrira la vraie et unique occasion de la première période. Un coup de canon de Frank Lampard, juste à l'entrée de la surface. Mais Artur, le gardien de Benfica, ne se laisse pas tromper malgré un moment d’hésitation (39).
Chelsea ouvre le score
En seconde période, les hommes de Rafael Benitez affichent de meilleures intentions et s’efforcent de faire jeu égal avec les Portugais. Sans surprise, ils ouvrent le score les premiers, grâce à Fernando Torres.
Fernando Torres ouvre le score pour Chelsea en finale de la Ligue Europa face au Benfica.
REUTERS/Eddie Keogh
|
|
L’international espagnol confirmé à la pointe de l’attaque des Blues à la place de Demba Ba (non qualifié) a conclu avec brio une contre-attaque des siens, initiée par un long dégagement du gardien Peter Cech.
Torres défie le dernier défenseur Luisao et, ensuite, dribble avec talent et sérénité le gardien Artur, pour ouvrir la marque dans les buts vides (60e). Les joueurs du Benfica s’en veulent, car cette erreur défensive manifeste de leur part succédait immédiatement au but qu’ils venaient de marquer mais avait été refusé pour un hors-jeu.
Ils ne mettront pas trop longtemps pour se racheter : huit minutes plus tard, Benfica obtient un pénalty pour une main dans la surface de Chelsea et Cardozo égalise avec autorité (68e).
Dans les vingt minutes qui restent, les deux équipes ont, chacune, eu une énorme occasion de prendre l’avantage. D’abord Cardozo, pour le Benfica, avec une frappe en demi-volée de l'extérieur du pied gauche sortie miraculeusement par Cech (83).
Ensuite, vient la deuxième frappe magistrale de Lampard dans ce match, mais elle heurte la barre transversale d'Artur (89). Alors que les joueurs, comme tous les supporters dans le stade, se préparaient à vivre la prolongation, le sort en décide autrement.
Le corner assassin de la dernière minute
Benfica a perdu la septième finale européenne d'affilée.
Benfica's Nemanja Matic (L) walks past Oscar Cardozo as they rea
|
|
Sur le dernier corner de la partie, en faveur des Blues dans les arrêts de jeu, Branislav Ivanovic se lève au-dessus des autres et place une tête croisée qui finit dans les filets. Le Serbe est pourtant couvert par deux défenseurs de Benfica, qui au lieu de lui disputer le ballon, regardent impuissants la belle détente du défenseur de Chelsea, le héros de la finale.
Cruelle désillusion pour les hommes de Jorge Jesus, qui avaient tellement espéré remporter cette finale européenne après six échecs consécutifs dont le dernier datait de 1990.