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PRIMAIRE RÉPUBLICAINE USA 2012: La bataille pour la seconde place
Publié le : 10/01/2012 - 03h 09   
 
Les électeurs du New Hampshire ont l'habitude de réserver des surprises aux candidats, et Rick Santorum n'a obtenu que 8 voix de moins que Mitt Romney dans l'Iowa. Si rien n'est joué pour la primaire dans le New Hampshire qui a lieu mardi 10 janvier, Mitt Romney peut se targuer d'une très belle avance dans les sondages : il recueillerait 40% des intentions de vote selon l'American Research Group. Mais "derrière", la situation est beaucoup plus floue. Trois candidats se tiennent au coude à coude, et aucun ne semble prêt à lâcher prise. {{Une place pas seulement "honorifique"}} Si la question de savoir qui arrivera second au terme de ces primaires a son importance, c'est qu'il est d'usage que celui-ci soit intégré à l'administration du candidat investi en cas de victoire, ou bien qu'il soit désigné comme son colistier. En 2008, Hillary Clinton arrivée seconde à la primaire démocrate avait ainsi été choisie par Barack Obama pour devenir sa co-listière. De même, John Kerry avait été choisi John Edwards. Une tradition plus respectée par les démocrates que par les républicains lors des derniers scrutins, certes. Mais les profils atypiques de trois principaux challengers de Mitt Romney devrait obliger le vainqueur de l'investiture à intégrer le second à sa campagne, et pourquoi pas, à son administration de président. {{Le gentleman Huntsman}} Jon Huntsman n'a pas jugé utile de faire campagne dans l'Iowa. Un pari risqué. Mais la très faible avance prise par Mitt Romney et l'abandon de Michèle Bachmann semblent aujourd'hui lui donner raison. Cet ancien ambassadeur des Etats-Unis en Chine, nommé en 2009 par Barack Obama fait plutôt figure de modéré, à gauche du parti républicain qu'il n'hésite pas à critiquer. Se revendiquant comme conservateur – notamment pour sa vision du rôle de l'Etat, du contrôle des armes ou encore de l'avortement – il est néanmoins le seul candidat à l'investiture à affirmer le rôle de l'homme dans le réchauffement climatique, le seul également à adopter des positions progressistes sur les questions d'homosexualité. Son expérience sur la scène internationale le place largement au-dessus de la mêlée, et il n'hésite pas parfois à prendre ses distance vis-à-vis de la ligne politique de son parti sur les questions stratégiques. Un profil qui en a fait depuis quelques semaines le républicain favori de l'intelligencia de New-York et Boston. Accusé par Mitt Romney de s'être fait l'instrument de la politique de Barack Obama lors d'un débat entre les candidats, Jon Huntsman lui a rétorqué: "Le pays est divisé à cause de ce genre d'attitude. Le peuple américain est lassé des divisions partisanes". Une intervention qui a suscité de vifs applaudissements. Les règles du scrutin du New Hampshire, qui sera ouvert à tous – et non pas uniquement aux militants républicains – devraient donc logiquement avantager cet homme que la presse américaine décrit comme compétent sur les questions intérieures comme extérieures et qui charme par ses "bonnes manières" qui contrastent avec ses adversaires républicains. Depuis les "caucus" de l'Iowa, le sans faute qu'a réalisé Jon Huntsman lui a d'ailleurs permis d'être placé en deuxième ou troisième position en intentions de vote, selon les sondages. C'est donc logiquement que beaucoup de regards se tournent désormais vers lui. Mais ses adversaires n'ont pas l'intention de lui laisser le champ libre. {{Santorum le mormon}} 8 voix. C'est ce qui a séparé, dans le caucus de l'Iowa, Rick Santorum de Mitt Romney. Le candidat chrétien fondamentaliste avait alors créé la surprise, et a depuis fait un bond dans les sondages, passant de 1 à 12% d'intentions de vote dans la primaire du New Hampshire. L'engouement pour cet homme, passé en quelques semaines de l'ombre à la lumière, s'explique notamment par son côté ultrareligieux. La base militante estime que ce thème pourraient permettre au républicain de battre Barack Obama. Depuis de nombreuses années, Rick Santorum a en effet multiplié les déclarations homophobes – comparant notamment les relations gays à de la zoophilie – et contre l'avortement. Certains l'accusent également de vouloir s'opposer à la contraception. Des positions qui lui ont attiré les foudres de plusieurs associations. Selon le sondage de l'American Research Group, Rick Santorum n'est crédité que de 12% des intentions de vote dans la primaire du New Hampshire. Un score à relativiser : l'électorat de l'Etat et le scrutin "ouvert" ne devraient pas, à priori, favoriser cet ultra-conservateur qui pourra en revanche compter d'avantage sur les Etats du centre. Son score exceptionnel dans l'Iowa pourrait donc l'avoir placé sur une bonne lancée. Mais il ne doit pas faire oublier le parcours de Mike Huckabee, vainqueur de l'Iowa en 2008 et dont le succès était largement retombé ensuite. {{Ron Paul le libertarien}} Arrivé troisième dans l'Iowa, Ron Paul, candidat libertarien semble également toujours en bonne position dans la course à l'investiture. Il est au coude à coude dans les intentions de vote avec Huntsman selon l'American Reserch Group. Son profil plait autant aux jeunes qu'aux conservateurs : fervent isolationniste, il appelle notamment à la fermeture de toutes les bases américaines à l'étranger, qu'il juge comme une "occupation". Un discours qui séduit une partie des militaires et vétérans qui voient en lui un homme sage. En tant que libertarien, il revendique également une intervention minimale de l'Etat, rejette toute forme d'Etat-providence au niveau fédéral et dénonce les impôts et taxes qu'il veut combattre. Certains membres du Tea Party se laissent logiquement séduire par Ron Paul. Mais ses côtés extrêmes inquiètent. Une partie de l'électorat républicain souhaite garder une présence à l'étranger, notamment pour le soutien à Israël et face à l'Iran. Des handicaps qui risquent de s'avérer insurmontable pour le candidat qui promet la "révolution Ron Paul". Le Nouvel Observateur
 
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